Né le 30 septembre 1975 à Mont Rolland, dans la région de Thies, à un cinquantaine de Km de Dakar, au Sénégal. Baptisé dans la pure tradition Sérère du nom de Didier Maxim Amar Mbengue, le jeune homme s'est choisi Dread Maxim comme nom de scène. Une trouvaille faite à partir de ses dreadlocks et de son prénom Maxim. Avec l'habitude et la belle musique servie par l'artiste, le nom Dread Maxim est en vogue. Le jeune homme, animé de la force de jah et inspiré par Bob fait son chemin. Avec deux albums au compteur et un succès réel au pays, reste à faire consommer ses compatriotes cette musique et à hisser le drapeau Sénégalais et Africain au concert du reggae mondial. Il s'inscrit dans la ligné de feu Lucky Dube, de Alpha Blondy mais avec un style propre, une mélodie et une voie suave...
le forum de Dread
D'une mère enseignante et d'un père ouvrier dans les carrières de Taïba, Maxim Amar Mbengue a quitté le domicile familial de Mboro pour s'installer à Dakar.
Le petit garçon a grandi et s'est choisi un métier : faire de la musique. «C'est quand j'ai fait la Terminale deux fois de suite sans succès que j'ai décidé de m'orienter dans la musique. Il est vrai que dans un premier temps, ma mère n'était pas très d'accord sur mon choix, mais mon père lui n'y voyait aucun inconvénient», indique le jeune reggeaman. Chez les Mbengue, le père reste un grand fan de la musique soul alors que la mère est une passionnée de musique française. «C'est dans une telle ambiance que j'ai baigné avant même de débuter la musique.»
Didier Maxim Amar M'bengue, a très tôt abandonné sa bourgade natale, trop enclavée pour aller s'installer dans la zone fraîche des niayes, à Mboro. Après y avoir mené des études primaires ordinaires, cap sur Thiès où, il s'inscrit au collège Saint Gabriel. L'enfant devenu adulte décide subitement d'arrêter son cursus scolaire en classe de terminale. Rempli de hargne, et convaincu de son talent, le néophyte intègre le groupe " Family Mc" où il se fit ses premiers pas dans le rap. Quelques mois lui suffisent pour réaliser enfin que seul le rap ne pouvait plus véhiculer son message et assouvir son inspiration grandissante. Il quitte ses compagnons du grand monde du hip hop, pour créer son propre groupe: "le Big nation Possee", basé à Mboro. Mais cette aventure ne fit pas long feu. Après un bref séjour à l'orchestre des Ics (Industries chimiques), c'était en 1998, il prit alors la ferme décision de voler de ses propres ailes, sous le nom fétiche de "Dread Maxim" qui signifie selon lui: Maxim, l'affreux.Ce nom assez bizarre du reste, s'expliquerait par la volonté du chanteur de ce qu'il qualifie être son "vouloir paraître comme une affrosité, pour éloigner au loin les forces du mal". C'est ainsi que devenu solitaire, Dread Maxim s'engage dans la voie sinueuse des rastafari, ses semblables inspirés du pays de Bob Marley jamaicain, devenu un jour, le maître des émotions profondes des mélomanes du globe, toutes races confondues. Un journal de la place le surnommait déjà, "le prince Rasta". Caché derrière ses rastas, le chanteur affûte de plus en plus sa voix et taquine de mieux les rythmes saccadés du reggae jusqu'au jour où le pianiste Allemand Steven Toeteberg, propriétaire du Studio Yes de la cité Biagui à Dakar Yoff, tombe sous son charme. Ils misèrent leurs sous dans une production qui est devenue la première cassette d'un chanteur de reggae, originaire de la région de Thiés.
Dans "Révèlation", sortie en août 2000, le chanteur polyglotte s'exprime en francais, wolof, anglais et sérère, abordant ainsi et sans aucune retenue les thèmes de la paix, de l'unité et africaine d'abord, de l'amour, de l'enfance déshéritée... Cette cassette portant 8 titres est devenu son cheval de guerre qui lui a permis de se produire en live un peu partout à Dakar, à Thiés ou à Mboro au 5 sur 5. Dans cette boîte aujourd'hui devenu populaire, il devint la star maison. Au coeur de cette atmosphère où Dread a installé son quartier général, les Ics sont devenues selon ces propre termes, "un mal nécessaire". Malgré une promotion ratée d'une cassette qui n'a pas encore de clip, le Mborois, prince du reggae se dit être loin du découragement.
Aujourd'hui plus que jamais, il compte aller de l'avant dans ce qu'il dénomme fièrement sa vocation de "citoyen du monde". Bientôt, confirme-t-ill couragement, ilentamera une tournée nationale. Ainsi, confie-t-il, " je ne perarais jamais espoir puisque l'avenir appartient de à la jeunesse". Le jeune chanteur qui dit être grand admirateur de Waflash et ami des rappeurs du Dieuf dji de Mbour compte surtout oeuvrer pour le désenclavement de la région du point de vue musical.
MA MUSIQUE
Cette musique qui fait tant sa notoriété débute réellement en 1998 quand Dread fut, un jour, invité pour la première fois par l'animateur Michael Soumah. La chance se profile alors à l'horizon. Plus tard, l'animateur de Dakar Fm le mettra en contact avec Steven Toeteberg, un producteur allemand. Le premier disque estampillé Dread Maxim sort sur le marché. Mais c'est Jah fa ya (2003) sa deuxième production qui a su donner des sensations fortes dans tout le Sénégal. «J'ai fait presque toutes les régions quand l'album est sorti et je me suis rendu compte que les gens reprenaient les refrains quand je chantais. Je me suis dit donc que le message est peut-être entré dans l'esprit des gens», estime le reggeaman.
Faisant partie du groupe Akiboulane en compagnie de Ass Malick, Sun Souley et de Countryman, entre autres férus de reggae, Dread prépare la sortie de sa troisième production. La politique, le sida y occuperont une grande place, promet Dread. Rejoyce, une maison de production se trouvant à Versailles a déjà sorti son morceau Hope dans une compilation de musiques pop, rock, reggae, Gospel et électro.
Comme tout artiste ambitieux, Dread lorgne la sous-région où il prévoit d'effectuer une tournée pour vulgariser sa musique et particulièrement ses idées. «Il ira loin car c'est une personne qui vit ce qu'elle fait», lançait Countryman (Rest In Peace brother) qui n'hésite pas à voir en Dread Maxim le «Alpha Blondy du Sénégal».
Avec les autres musiciens ou groupes, Dread ne tisse que de rares affinités. «Le seul avec qui j'étais ami, c'est Las Mc qui malheureusement n'est plus de ce monde. Nous avions des projets communs», révèle ce Chrétien modéré. Faisant référence à la Bible, Dread dit voir en chaque individu la présence de Dieu. «L'essentiel pour moi est qu'il existe un seul Dieu et que nous sommes tous des frères», résume le reggaeman.
A ses moments de détente, Dread préfère s'adonner au dessin et à la course automobile. Ce dernier choix est peut-être lié à sa façon de marcher. Toujours avec vitesse. Si plusieurs feuilles noircies au crayon portent sa signature, aucune participation aux 6 heures de Dakar (course automobile) n'a été effectuée par Dread.
Tout de même son fort reste et demeure la musique reggea qui lui réussit bien. Célibataire, l'artiste projette de fonder une famille avec la femme qu'il aime. A quand la concrétisation d'un tel projet ? Le reggaeman donne sa langue au chat et remet tout entre les mains de Dieu.
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